La cabane à livres du renard

26 novembre 2017

L'Art de perdre

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Dès la rentrée Pascal m’avait vivement conseillé de lire « L’art de perdre » d’Alice Zéniter. J’ai laissé passer plusieurs semaines avant de m’y plonger parce que je ne suis pas à l’aise avec le sujet – la guerre d’Algérie et le problème plus spécifique des Harkis. J’étais en train de le terminer lorsqu’il a été couronné par le Goncourt des lycéens. Mais quand bien même il ne l’aurait pas été, c’est un très beau roman. C’est même beaucoup plus que cela. 

Le prologue nous permet de faire connaissance avec Naïma, le double d’Alice Zéniter, et de remonter avec elle le fil des événements jusqu’aux prémices de la « guerre » d’Algérie. L’auteur analyse les faits, les situations, les individus, les prises de position de chacun avec une très grande finesse et beaucoup de sensibilité. Elle parle des « algéries » que la France va tenter de transformer en Algérie, d’un territoire clanique qui a « des » histoires. Et l’on s’engouffre sans peine dans ce pan d’Histoire à la suite d’Alice Zéniter qui écrit si bien.

Apparaissent alors dans ce contexte les membres de la famille dont les principaux sont Ali le grand-père, puis Hamid le père. Le grand-père laisse transparaître une personnalité complexe, pétrie à la fois par le destin qui lui a permis de faire fortune et par sa croyance que tout est écrit, malmené par des situations historiques auxquelles il ne sait pas comment réagir pas plus qu’il ne sait réagir aux engagements différents que prennent certains membres de son entourage. Si rien n’était évident en Algérie, rien non plus n’est évident une fois une partie de la famille réfugiée en France. Hamid, le père, choisit pour sa part d'opposer le silence aux questionnement de ses proches et même après le voyage de Naïma sur les « lieux originels de l’épopée familiale », rien ne pourra l’obliger à se souvenir.

Au delà d’une saga familiale, Alice Zéniter fait un fabuleux travail d’historienne, de journaliste, de sociologue, d’ethnologue porté par une magnifique écriture romanesque qui vous tient en haleine jusqu’à la fin. Merci Pascal pour ce conseil de lecture !!


13 octobre 2017

MANGAS

Lorsque je me rends à la librairie, certaines personnes demandent souvent des conseils concernant les mangas. Il faut savoir qu'il existe différents genres de mangas. Au cours de cet article, je vais vous les présenter en les illustrant des titres considérés comme des classiques.

Pour faire simple, on sépare deux catégories de lecteurs : les filles et les garçons. Ça ne veut pas dire que les filles ne lisent pas les mangas pour garçons et inversement. C'est juste les thématiques qui seront traitées de manière très différente. Les deux genres de base sont les Shojo et les Shonen

Shojo

Le terme « shojo » singifie jeune fille. Le public visé est essentiellement féminin et surtout jeune. Dans ces titres, il y est essentiellement question de relation amoureuse mais également de sentiments humains et des sujets de prédilection des jeunes filles.

Les classiques :

« Fruits basket » de Natsuki Takaya : Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec des personnages aussi étranges, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

À savoir, Natsuki Takaya est une auteure appréciée dans le shojo. Ses titres se vendent comme des petits pains. Personnellement, je ne suis pas très adepte de ce genre mais cette auteure est pour moi incontournable.

 

« Card Captor Sakura » de Clamp : Je pense que beaucoup ont vu le dessin animé. Il est très connu. Et bien, c'est un shojo. Résumé : Alors qu'elle feuillette un livre mystérieux, Sakura, jeune élève de CM1, disperse aux quatre vents des dizaines de cartes magiques, qu'elle va devoir essayer de récupérer au plus vite. Accompagnée de Kélo, un petit animal étrange, et de son amie Tomoyo, la jeune fille devra apprendre à maîtriser au mieux ses pouvoirs magiques. C'est que les esprits des cartes, enfin libres, sont peu enclins à se laisser capturer... Mais toute la détermination et l'ingéniosité de Sakura feront d'elle une vraie héroïne !

Il faut savoir que le quatuor de mangakas, Clamp, est idolâtré. Malheureusement, pour certaines séries, nous attendons toujours la suite.

Shonen

Le public visé est masculin et jeune. C'est ce genre qui a lancé le manga en France et qui se vend le mieux. On y prône l'amitié, le courage, la justice et le dépassement de soi.

Les classiques :

One piece de Eichiro Oda. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous le présenter. Il est très connu mais surtout très long. Il a fêté ses 20 ans cette année. Et surtout, le mangaka a annoncé l'année passée que le manga n'en était qu'à la moitié...Courage.

 

Fairy Tail de Mashima Hiro : Lucy est une jeune fille qui ne rêve que d’une chose : devenir membre de Fairy Tail, une des guildes de magie les plus fameuses du pays de Fiore, célèbre pour ses coups d’éclat... et les nombreux dégâts qu’elle cause. Adepte de la magie stellaire, Lucy se sert de clés spéciales pour ouvrir des passages vers le monde des esprits, et invoquer différentes créatures qui peuvent lui venir en aide. Mais attention : ce ne sont pas de simples serviteurs, et il convient de ne pas les mander à tout propos sous peine de devoir subir leur colère... Obsédée par son désir d’entrer dans la guilde, Lucy se laisse séduire par Salamander, un personnage charmeur qui l’invite à venir sur son bateau, et l’assure faire partie de Fairy Tail. Une occasion inespérée pour la jeune fille, qui accepte et tombe dans un piège. Le Salamander en question n’est en réalité qu’un escroc du nom de Bora qui enlève des femmes pour en faire des esclaves. Retenue prisonnière, Lucy voit ses rêves d’avenir se transformer en cauchemar, et pleure des larmes de dépit autant que de rage tandis que Bora s’apprête à la marquer au fer rouge. C’est le moment que choisit Natsu – un jeune garçon gourmand et un peu distrait que Lucy avait croisé plus tôt – pour intervenir. Face à ses agresseurs, il se montrera flamboyant en maîtrisant parfaitement l’élément feu, qu’il sera même capable... d’avaler ! Car le véritable Salamander, qu’on se le dise, c’est un dragon, et personne d’autre.

La série va se terminer dans les mois qui viennent (je crois. Nous n'avons pas encore la date exacte.)

Yaoi

Ce genre de manga parle des relations homosexuelles entre hommes. Attention, renseignez-vous avant d'acheter un manga. Vous avez des titres très softs comme des très explicites.

Le classique

« Junjou Romantica » de Shungiku Nakamura. Les titres de ce mangaka sont tous incontournables dans le genre. Résumé : Misaki est un lycéen dont les résultats scolaires ne sont pas franchement excellents, voire assez mauvais. Le seul problème est que le jeune homme souhaite entrer dans une université assez renommée pour suivre la voie que son frère n’a pas pu mener à bien, obligé de veiller sur Misaki à la mort de leurs parents. La solution ? Le faire étudier avec Usami Akihiko, vieil ami secrètement amoureux du frère de Misaki, écrivain célèbre de romans boy’s love à succès et gosse de riche au bord de la rupture d’ennui. Une fois découvert le secret d’Usami concernant son amour secret pour son frère, il va tout d’abord paraitre scandalisé mais apprendra finalement à le connaître, s’installant même avec lui pour arranger tout le monde. Misaki va bien devoir s’adapter et faire avec s’il veut réaliser son rêve d’étudiant, et ne pas embarrasser son frère. Mais comment faire pour vivre avec quelqu’un qui nous ressemble si peu ? L’enfer commence pour Misaki, qui se retrouve embarqué de force dans une relation qu’il ne peut même pas définir. Et s’il n’y avait que ça, comme problème lui tombant sur la tête !

Josei

Il s'agit de mangas pour femmes. On se base sur le shojo mais avec des histoires plus complexes et des préoccupations différentes (travail, célibat, relation amoureuse, argent...)

Les classiques :

« Nodame Cantabile » de Tomoko Ninomiya : Chiaki, élève surdoué du conservatoire, quitte le cours d’un professeur de piano réputé, ne supportant plus ses méthodes. Son rêve est de devenir chef d’orchestre, comme son idole, le célèbre Sevastiano Viera, qu’il a connu lorsqu’il vivait, enfant, en Europe. Hélas, pour le moment, Chiaki ne peut en aucun cas envisager un retour sur le Vieux Continent du fait de ses phobies de l’avion... mais aussi du bateau... En somme, il est prisonnier du Japon. Il envisage alors d’arrêter la musique. C’est là qu’il va rencontrer Megumi Noda – « Nodame » –, sa voisine qui se révèle être une musicienne sans aucune rigueur mais au toucher particulièrement sensible, qualité qui ne laisse pas insensible Chiaki.

C'est un manga très drôle. J'avoue être surprise concernant sa catégorie. Je l'aurais mis en Shojo plutôt mais il est vrai que l'héroïne est à l'université. Peut-être la raison de cette catégorie. Vous pouvez aussi regarder la série adaptée avec brio. La série est très longue.

Seinen

Il s'agit de manga pour adultes que vous soyez hommes ou femmes. Les personnages sont plus subtils, les histoires complexes. Il y a tellement de mangas différents dans ce genre qu'il est difficile de donner une thématique de base de ce genre.

Les classiques :

Akira de Katsuhiro Otomo : 2030. Néo-Tokyo est devenue une gigantesque poubelle hi-tech. Tetsuo, Kanéda et leur bande de jeunes du centre d'insertion et d'apprentissage professionnel foncent dans la nuit sur des motos volées, sans autre but que de repousser toujours plus loin les limites du speed. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l'agresser mais cette créature perdue possède un étrange moyen de défense... Ils viennent de faire connaissance avec le n°26 et de franchir, sans s'en rendre compte, la première étape d'un processus irréversible : le réveil d'Akira...


47 Rônins de Shimojima Akiko : Au 18e siècle, 47 samouraïs vengèrent la mort de leur maître grâce à un complot qu'ils fomentèrent dans le secret durant deux années. Après avoir réussi leur mission, ces 47 samouraïs dépourvus de maître se suicidèrent tous.Cette histoire véridique est devenue une légende nationale au Japon. Elle est imprégnée des idéaux profondément ancrés dans la culture japonaise : le sens de l'honneur, la persévérance, la loyauté le sacrifice et le bushido (code des samouraïs).

 


« La tour fantôme » de Tarô Nogizaka : C'est dans un Japon moderniste où fleure une ambiance rétro, sensuelle et délicieusement morbide que l’action se situe. Dans cet univers familier aux amateurs de Ranpo Edogawa, les meurtres sanguinolents se succèdent et le héros, tout comme le lecteur, se retrouve rapidement pris au piège dans un déluge de faux-semblants. Qui croire dans ce monde où se confondent hommes et femmes, amis et ennemis, policiers et assassins, demoiselles en détresse et démons assoiffés de sang ?



Comme vous pouvez le constater, ces trois titres seinen sont très différents les uns des autres. Il faut donc s'y intéresser de près et bien se renseigner sur les titres.



Avant de vous quitter, sachez que le manga est japonais. L'équivalent chinois s'appelle le manhua. Par exemple, La ballade de Yaya est l'un des titres phares du manhua.

L'équivalent coréen se nomme manhwa. (Je sais. Ce n'est qu'une question de lettres mais pour les recherches internet c'est important). Et oui la saga Twilight a été adapté en Corée du Sud. Magnifique.




 

 

 

 

 

 

 

Zaphrina Makichan

Posté par Zaphrina Maki à 17:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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01 juillet 2017

Prix littéraire 2017 : les gagnants !

Mieux vaut tard que jamais... vraiment désolée : voilà déjà plus d'un mois que les gagnants ont été récompensés ^__^

Prix Petit Ogre : C'est ma mare de Claire Garralon

mare

Prix Feu Follet : S'unir c'est se mélanger de Laurent Cardon

unir

Prix Broussaille : Etoile, le cheval aux yeux de nuit d'Elodie Soury-Lavergne

étoile

Prix Chrysalide : Caballero de Lénia Major

caballero

Un grand bravo et un grand merci pour leur présence en chair et en os ou virtuelle lors de la cérémonie de remise des prix du 20 mai.

 

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Yukiguni : Pays de neige

Yasunari Kawabata, écrivain japonais contemporain, a eu le prix Nobel de littérature en 1968. Je n'avais jamais entendu parler de ce monsieur, alors j'ai testé ^__^

paysdeneige

Shimamura, marié, père de famille, n'a pas besoin de travailler pour subsister, il consacre donc son temps à sa passion : le théâtre Nô, puis la danse occidentale. Il aime de temps à autre fuir Tokyo et son agitation pour se perdre dans la montagne. Lors d'une escapade dans une station thermale, il rencontre Komako apprentie geisha. Il reviendra deux fois, vivre comme dans une parenthèse, dans cette montagne où le temps se déroule différemment.

On suit les événements par le regard de Shimamura, ses interrogations, ses rêveries. Le récit s'écoule lentement comme une rivière paisible, pas de suspense, pas de tension. Nulle hâte de connaître la suite au fil des pages mais l'attirance à se couler encore dans cette ambiance... On découvre la vie dans les montagnes, les habitudes des Japonais (dans les années 30) et leur façon d'être qui nous semble parfois si éloignée de la nôtre mais ce que ressent Shimamura est pourtant universel.

Il y a des discussions sur la traduction de ce livre, car il est vrai que le style de la traduction française est parfois un peu tarabiscoté. Je pense que c'est pour faire ressortir le côté poétique, irréel mais c'est un peu lourd quelques fois.

Plusieurs films ont été tournés d'après ce roman dans les années 50-60, et un shojo très fidèle au texte a été réalisé par Sakuko Utsagi paru chez Piquier en France en 2010. Voilà une commande pour mes chers libraires ^__^ Je vous tiens au courant...

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06 juin 2017

L'amas ardent Yamen Menai editions Elyzad

 
                                    
amas ardent

Aux abords de Nawa, village de l'arrière-pays, le Don, apiculteur, mène une vie d'ascète auprès de ses abeilles, à l'écart de l'actualité. Pourtant, lorsqu'il découvre les corps mutilés de ses "filles", il doit se rendre à l'évidence : la marche du monde l'a rattrapé, le mettant face à un redoutable adversaire. Pour sauver ce qu'il a de plus cher, il lui faudra conduire son enquête dans une contrée quelque peu chamboulée par sa toute récente révolution, et aller chercher la lueur au loin, jusqu'au pays du Soleil-Levant.

 

Un grand coup de coeur pour ce roman. Fable contemporaine qui nous emmène à la rencontre de sages, de lettrés, d'âmes simples qui résistent dans un monde envahi par l'ombre noire de l'intégrisme et manipulé par des princes dont le pouvoir ne connaît aucune limite. Les hommes co
mme les abeilles sont menacés par des forces qui semblent les dépasser. C'est sans compter sur la force bien plus grande que procurent la solidarité, la foi et le lien avec la nature.

Yamen Manai est un formidable conteur et on a vraiment envie de découvrir ses autres romans.

 

  

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25 mai 2017

Quand le monstre naîtra Nicolas Michel Talents Hauts

                                                                                                                                                      

quand-le-monstre-naitra

Un livre sur la seconde Guerre Mondiale. Rien de bien original à priori, cependant ce livre abandonne le front pour se concentrer sur une partie bien moins maitrisée du conflit : la vie des civils, ceux qui ne pouvaient que subir cette guerre, et dans le cas présent, la vie de Lucile, petite fille espiègle dont la vie va être bouleversé par une guerre dont les enjeux dépassent ce qu'elle peut imaginer, enjeux qui eux n'échapperont pas au lecteur.

Dans ce roman, l'auteur fait le choix de nous parler d'un sujet bien connu, la Seconde Guerre Mondiale, au travers des yeux d'une petite fille, Lucile, dont la vie va être bouleversée par un conflit qu'elle ne peut comprendre du haut de son jeune âge. Un personnage attachant, bien décidé à se battre à son échelle pour ne pas laisser son univers s'effondrer.

 

 

 

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Les Porteurs C Kueva tome 1

les porteurs

L'histoire de ces adolescents devant choisir leur sexe à 16 ans est originale. C'est ce qui permet à ce roman d'être encore plus original par la suite. En effet, on nous explique le pourquoi dans ce futur, tous les adolescents passent par cette phase...sauf certains dont Matt fait partie. On découvre cette société futuriste avec le passage de Flo. Ce personnage m'a beaucoup touché au début. Par la suite, je ne sais pas si ce personnage me touchera encore. Je ne sais que penser de son comportement. Ensuite, nous avons Gaëlle, fière d'être une femme. Elle est le stéréotype d'une femme. On pourrait reprocher à l'auteur ce fait mais non. Il n'en est rien. Le but de ce roman n'est pas seulement de montrer les différences entre les hommes et les femmes mais également de montrer qu'entre les femmes nous sommes différentes et toutes ne se comportent pas de la même façon de même chez les garçons.  Et c'est fait avec brio. La découverte de la féminité est développé dans le roman avec intelligence tout comme les changements chez les adolescents devenant femmes. Heureusement Gaëlle évolue. Mais je pense que nous n'en avons pas fini avec elle. Enfin Matt, un jeune hermaphrodite intelligent et réfléchi mais qui passe son temps à fuir. Il en a parfaitement conscience et assume ce côté lâche. Le concernant, rien ne se passera comme prévu. Son évolution est surprenante. On se rend compte de l'impact des hormones sur l'être humain. L'aspect scientifique de ce roman est très bien mené. On ne s'ennuie pas Enfin, nous avons Lou. Un être mystérieux et pas tout a fait ce qu'il prétend être. Je n'en dirai pas plus. Je l'ai adoré dès son arrivée. Il a une aura particulière. Et je n'ai pas souvenir d'un personnage comme lui en littérature. Il séduira beaucoup de lectrices et lecteurs croyez moi.

En bref, ce roman est juste génialissime. Je vous le recommande vivement. 

Gwenaëlle

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

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11 mai 2017

LA FILLE QUI LISAIT DANS LE METRO

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 Un livre sur les livres mais pas que… Un livre aussi sur les rencontres qui touchent, celles qui nous font évoluer . Il suffit quelquefois d’un simple changement d’habitude pour que la vie prenne une autre couleur.

Juliette observe ceux qui lisent dans le métro pour, peut-être, s’approprier un peu de la vie de ces lecteurs croisés chaque jour, elle dont la vie est tellement monotone. Jusqu’au jour où elle décide de descendre à une autre station et de prendre une rue inconnue pour se rendre à son travail. Elle tombe alors sur une haute porte de métal rouillé qu’un livre maintient entrouverte et rencontre Zaïde, une petite fille qui met des feuilles de menthe dans un livre qui l’ennuie pour qu’au moins, il sente bon.

J’ai beaucoup aimé ce livre. L’histoire d’abord, ancrée dans le contemporain alors qu’on se croirait dans un conte, une histoire composée d’une multitude de belles histoires.

Les personnages ensuite,  ceux du quotidien dont fait partie Juliette et les autres, Soliman, Zaïde, Léonidas qui semblent tout droit sortis d’un livre. Les références littéraires enfin mais surtout l’amour des livres et des beaux textes très présent dans ce roman.

                                       

 

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TOUT POUR PLAIRE Ingrid Desjours

                     

 

tout pour plaire

Déborah Pennac, créature exceptionnelle de par sa beauté, sa douceur, sa grâce et son dévouement envers son mari. L'idéal pour le genre masculin ? A voir... Qui est elle vraiment ? 

David Pennac, le mari, riche, beau et tellement sûr de lui. L'idéal pour le genre féminin ? A voir... Qui est il vraiment ?

Arrive Nicolas Pennac, le frère de David. Il est pernicieux. Sa petite fille et lui s'installent chez le couple. Qui est-il, que veut-il ?

Ce trio va entraîner Sacha Mendel, flic de son état, dans une histoire violente et destructrice. C'est un thriller psychologique qui fait perdre la tête aux personnages autant qu'au lecteur. Et après l'avoir lu, il se peut que vous doutiez de votre entourage.

Clotilde

 

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06 mai 2017

L'Enfant qui mesurait le monde

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J’aime bien  Metin Arditi. C’est un écrivain francophone d’origine turque qui vit en Suisse mais aussi en Grèce. Ses romans sont toujours très beaux et provoquent des sensations un peu comme le ferait un tableau, toujours très érudits mais jamais lourds grâce à une touche de romantisme. Son dernier ouvrage, L’Enfant qui mesurait le monde (quel titre magnifique!), Grasset 2016, remplit ces mêmes critères. Metin Arditi nous emmène en Grèce dans une île de la mer Egée, concentré de tous les problèmes qu’affronte ce pays depuis une dizaine d’années. A la suite du décès accidentel de sa fille, Eliot, architecte américain, s’y installe pour poursuivre les recherches qu’elle avait entreprises sur le nombre d’or du théâtre de l’île. En réalité, il cherche plutôt à rester en communion spirituelle avec elle. Une dizaine d’années plus tard, toujours sur l’île, le deuil étant fait, il noue une amitié avec Yannis, enfant autiste qui compte et mesure tous les éléments de sa vie quotidienne et contrebalance les différences de résultats d’un jour à l’autre en effectuant des pliages qui rétablissent l'équilibre du monde. La vie relativement tranquille sur l’île, avec son café, ses pêcheurs, son pope (très important le rôle du pope qui fait office de sage), est alors rattrapée par un projet pharaonique de complexe touristique. Des personnages secondaires émergent, des hommes politiques valsent  et le souvenir de la fille d’Eliot revient sur le devant de la scène avec un projet d’école original qui sera partie intégrante du projet  final. Il y a un côté « tout est bien qui finit bien », mais c’est une lecture très énergisante. On y trouve une leçon de vie démocratique, un projet fédérateur, l’entraide au sein de l’île, le goût de se battre, la beauté du monde... Tout ce dont on a besoin en ce moment, non ?! 

Posté par pai mu tan à 18:14 - Commentaires [3] - Permalien [#]