Lorsque je me rends à la librairie, certaines personnes demandent souvent des conseils concernant les mangas. Il faut savoir qu'il existe différents genres de mangas. Au cours de cet article, je vais vous les présenter en les illustrant des titres considérés comme des classiques.

Pour faire simple, on sépare deux catégories de lecteurs : les filles et les garçons. Ça ne veut pas dire que les filles ne lisent pas les mangas pour garçons et inversement. C'est juste les thématiques qui seront traitées de manière très différente. Les deux genres de base sont les Shojo et les Shonen

Shojo

Le terme « shojo » singifie jeune fille. Le public visé est essentiellement féminin et surtout jeune. Dans ces titres, il y est essentiellement question de relation amoureuse mais également de sentiments humains et des sujets de prédilection des jeunes filles.

Les classiques :

« Fruits basket » de Natsuki Takaya : Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec des personnages aussi étranges, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

À savoir, Natsuki Takaya est une auteure appréciée dans le shojo. Ses titres se vendent comme des petits pains. Personnellement, je ne suis pas très adepte de ce genre mais cette auteure est pour moi incontournable.

 

« Card Captor Sakura » de Clamp : Je pense que beaucoup ont vu le dessin animé. Il est très connu. Et bien, c'est un shojo. Résumé : Alors qu'elle feuillette un livre mystérieux, Sakura, jeune élève de CM1, disperse aux quatre vents des dizaines de cartes magiques, qu'elle va devoir essayer de récupérer au plus vite. Accompagnée de Kélo, un petit animal étrange, et de son amie Tomoyo, la jeune fille devra apprendre à maîtriser au mieux ses pouvoirs magiques. C'est que les esprits des cartes, enfin libres, sont peu enclins à se laisser capturer... Mais toute la détermination et l'ingéniosité de Sakura feront d'elle une vraie héroïne !

Il faut savoir que le quatuor de mangakas, Clamp, est idolâtré. Malheureusement, pour certaines séries, nous attendons toujours la suite.

Shonen

Le public visé est masculin et jeune. C'est ce genre qui a lancé le manga en France et qui se vend le mieux. On y prône l'amitié, le courage, la justice et le dépassement de soi.

Les classiques :

One piece de Eichiro Oda. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous le présenter. Il est très connu mais surtout très long. Il a fêté ses 20 ans cette année. Et surtout, le mangaka a annoncé l'année passée que le manga n'en était qu'à la moitié...Courage.

 

Fairy Tail de Mashima Hiro : Lucy est une jeune fille qui ne rêve que d’une chose : devenir membre de Fairy Tail, une des guildes de magie les plus fameuses du pays de Fiore, célèbre pour ses coups d’éclat... et les nombreux dégâts qu’elle cause. Adepte de la magie stellaire, Lucy se sert de clés spéciales pour ouvrir des passages vers le monde des esprits, et invoquer différentes créatures qui peuvent lui venir en aide. Mais attention : ce ne sont pas de simples serviteurs, et il convient de ne pas les mander à tout propos sous peine de devoir subir leur colère... Obsédée par son désir d’entrer dans la guilde, Lucy se laisse séduire par Salamander, un personnage charmeur qui l’invite à venir sur son bateau, et l’assure faire partie de Fairy Tail. Une occasion inespérée pour la jeune fille, qui accepte et tombe dans un piège. Le Salamander en question n’est en réalité qu’un escroc du nom de Bora qui enlève des femmes pour en faire des esclaves. Retenue prisonnière, Lucy voit ses rêves d’avenir se transformer en cauchemar, et pleure des larmes de dépit autant que de rage tandis que Bora s’apprête à la marquer au fer rouge. C’est le moment que choisit Natsu – un jeune garçon gourmand et un peu distrait que Lucy avait croisé plus tôt – pour intervenir. Face à ses agresseurs, il se montrera flamboyant en maîtrisant parfaitement l’élément feu, qu’il sera même capable... d’avaler ! Car le véritable Salamander, qu’on se le dise, c’est un dragon, et personne d’autre.

La série va se terminer dans les mois qui viennent (je crois. Nous n'avons pas encore la date exacte.)

Yaoi

Ce genre de manga parle des relations homosexuelles entre hommes. Attention, renseignez-vous avant d'acheter un manga. Vous avez des titres très softs comme des très explicites.

Le classique

« Junjou Romantica » de Shungiku Nakamura. Les titres de ce mangaka sont tous incontournables dans le genre. Résumé : Misaki est un lycéen dont les résultats scolaires ne sont pas franchement excellents, voire assez mauvais. Le seul problème est que le jeune homme souhaite entrer dans une université assez renommée pour suivre la voie que son frère n’a pas pu mener à bien, obligé de veiller sur Misaki à la mort de leurs parents. La solution ? Le faire étudier avec Usami Akihiko, vieil ami secrètement amoureux du frère de Misaki, écrivain célèbre de romans boy’s love à succès et gosse de riche au bord de la rupture d’ennui. Une fois découvert le secret d’Usami concernant son amour secret pour son frère, il va tout d’abord paraitre scandalisé mais apprendra finalement à le connaître, s’installant même avec lui pour arranger tout le monde. Misaki va bien devoir s’adapter et faire avec s’il veut réaliser son rêve d’étudiant, et ne pas embarrasser son frère. Mais comment faire pour vivre avec quelqu’un qui nous ressemble si peu ? L’enfer commence pour Misaki, qui se retrouve embarqué de force dans une relation qu’il ne peut même pas définir. Et s’il n’y avait que ça, comme problème lui tombant sur la tête !

Josei

Il s'agit de mangas pour femmes. On se base sur le shojo mais avec des histoires plus complexes et des préoccupations différentes (travail, célibat, relation amoureuse, argent...)

Les classiques :

« Nodame Cantabile » de Tomoko Ninomiya : Chiaki, élève surdoué du conservatoire, quitte le cours d’un professeur de piano réputé, ne supportant plus ses méthodes. Son rêve est de devenir chef d’orchestre, comme son idole, le célèbre Sevastiano Viera, qu’il a connu lorsqu’il vivait, enfant, en Europe. Hélas, pour le moment, Chiaki ne peut en aucun cas envisager un retour sur le Vieux Continent du fait de ses phobies de l’avion... mais aussi du bateau... En somme, il est prisonnier du Japon. Il envisage alors d’arrêter la musique. C’est là qu’il va rencontrer Megumi Noda – « Nodame » –, sa voisine qui se révèle être une musicienne sans aucune rigueur mais au toucher particulièrement sensible, qualité qui ne laisse pas insensible Chiaki.

C'est un manga très drôle. J'avoue être surprise concernant sa catégorie. Je l'aurais mis en Shojo plutôt mais il est vrai que l'héroïne est à l'université. Peut-être la raison de cette catégorie. Vous pouvez aussi regarder la série adaptée avec brio. La série est très longue.

Seinen

Il s'agit de manga pour adultes que vous soyez hommes ou femmes. Les personnages sont plus subtils, les histoires complexes. Il y a tellement de mangas différents dans ce genre qu'il est difficile de donner une thématique de base de ce genre.

Les classiques :

Akira de Katsuhiro Otomo : 2030. Néo-Tokyo est devenue une gigantesque poubelle hi-tech. Tetsuo, Kanéda et leur bande de jeunes du centre d'insertion et d'apprentissage professionnel foncent dans la nuit sur des motos volées, sans autre but que de repousser toujours plus loin les limites du speed. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l'agresser mais cette créature perdue possède un étrange moyen de défense... Ils viennent de faire connaissance avec le n°26 et de franchir, sans s'en rendre compte, la première étape d'un processus irréversible : le réveil d'Akira...


47 Rônins de Shimojima Akiko : Au 18e siècle, 47 samouraïs vengèrent la mort de leur maître grâce à un complot qu'ils fomentèrent dans le secret durant deux années. Après avoir réussi leur mission, ces 47 samouraïs dépourvus de maître se suicidèrent tous.Cette histoire véridique est devenue une légende nationale au Japon. Elle est imprégnée des idéaux profondément ancrés dans la culture japonaise : le sens de l'honneur, la persévérance, la loyauté le sacrifice et le bushido (code des samouraïs).

 


« La tour fantôme » de Tarô Nogizaka : C'est dans un Japon moderniste où fleure une ambiance rétro, sensuelle et délicieusement morbide que l’action se situe. Dans cet univers familier aux amateurs de Ranpo Edogawa, les meurtres sanguinolents se succèdent et le héros, tout comme le lecteur, se retrouve rapidement pris au piège dans un déluge de faux-semblants. Qui croire dans ce monde où se confondent hommes et femmes, amis et ennemis, policiers et assassins, demoiselles en détresse et démons assoiffés de sang ?



Comme vous pouvez le constater, ces trois titres seinen sont très différents les uns des autres. Il faut donc s'y intéresser de près et bien se renseigner sur les titres.



Avant de vous quitter, sachez que le manga est japonais. L'équivalent chinois s'appelle le manhua. Par exemple, La ballade de Yaya est l'un des titres phares du manhua.

L'équivalent coréen se nomme manhwa. (Je sais. Ce n'est qu'une question de lettres mais pour les recherches internet c'est important). Et oui la saga Twilight a été adapté en Corée du Sud. Magnifique.




 

 

 

 

 

 

 

Zaphrina Makichan